Chronique : Où s’imposent les silences d’Emmanuel Quentin

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Après ma très chouette lecture de « Dormeurs » (dont j’ai fait la chronique sur Fantasy Gate), je me suis jetée, pleine d’enthousiasme et d’attentes, sur le nouveau roman d’Emmanuel Quentin (merci au Peuple de Mü pour l’exemplaire en avant-première ! ♥) : « Où s’imposent les silences ».

Je trouve déjà le titre assez exceptionnel. Le genre qui reste, qui marque, qui fait se poser deux ou trois questions sur le contenu.
La très belle couverture de Pascal Casolari est également un argument de vente.
La quatrième de couverture : énigmatique à souhait.

Ce que ça raconte ? L’histoire d’un étudiant pas tout à fait comme les autres qui se retrouve confronté à une drôle d’affaire de famille, celle d’un enquêteur chargé de découvrir le fin mot d’un meurtre pour le moins invraisemblable, et enfin celle d’une femme amnésique qui se réveille dans un champ où le temps semble s’être arrêté.
Trois histoires distinctes, trois personnages étrangers les uns des autres, jusqu’à ce que tout se rejoigne.

Pour « Dormeurs », j’avais émis un petit doute sur certains dialogues. C’était un premier roman, on le voyait à des détails qui n’ont cependant pas entaché ma lecture tant le reste était bon.
Pour avoir enchaîné avec les Silences, je peux affirmer qu’Emmanuel a transcendé le potentiel décelé avec « Dormeurs » pour donner un roman d’une qualité incroyable. L’écriture est maîtrisée, le style est excellent, le rythme est soutenu. La structure globale donne une impression de rigueur dans la construction, quelque chose de très carré, ce qui ne dessert pas le récit mais l’élève.

Je n’aime pas faire de chronique où je dévoile la moitié de l’histoire. Ce serait tellement dommage de ne pas la découvrir en vous laissant emporter par les mots d’Emmanuel. Mais s’il fallait vous convaincre, en quelques phrases :

Dans « Où s’imposent les silences », on parle de liberté et de guerre. Jusqu’où peut-on aller pour servir sa cause ou sa nation ? À quel moment le libre-arbitre est tué pour créer des fantômes prêts à obéir ? Comment le retrouver ? Comment et pourquoi se battre ?
On y parle aussi d’amitié et de famille, de pouvoir, d’espoir. Mais surtout de liberté.

Ça arrive suffisamment peu souvent pour que je le mentionne, j’ai un gros coup de cœur littéraire pour l’auteur et j’attends avec impatience ses nouveaux projets (allez, dépêche-toi un peu s’il te plaît :p). Je suis persuadée qu’il montera très, très, très haut, et je vous encourage vivement à découvrir ses deux premiers romans dès maintenant !

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